Commander Thalès-le-Fou Commander Le dépositaire
personnellement je préfère les lettres aux chiffres,il m'arrive même d'écrire de temps en temps.L'Afrique,son peuple, ses dirigeants me passionnent par leurs avenir et leurs devenir.La découverte de vos livres est pour moi une véritables apothéose.Savoir qu'une personne dénonce la situation des pauvres africains victimes et naïfs, et s'irrige contre ces vautours qui nous servent de dirigeant me donne un sentiment et une sensation de réconfort, d'assurance. Alors j'ai hâte de vous lire.
Nous venons de recevoir un exemplaire de votre roman. L'Alliance Franco-sénégalaise est une association kaolackoise à but non lucratif qui s'efforce de renouveler son offre littéraire aussi souvent qu'elle le peut. Ce n'est jamais aussi souvent qu'on le souhaiterait...Aussi, ce don nous va droit au coeur. Toute l'équipe se joint à moi pour vous remercier mille fois...
Si toutefois vous passez par Kaolack, venez nous rendre visite!
Aurélie Bes Directrice AFK
J'ai remarqué qu'on fait peu de cas du premier roman du brillant écrivain qu'est Sémou Mama Diop, Le dépositaire. Il me semble qu'il s'agit d'un texte, certes difficile à lire, mais très élaboré, qui mérite qu'on s'y intéresse davantage. Je vous livre ci-dessous un petit extrait:
« L’heure de la résurrection a sonné. Alors homme noir, lève-toi et marche ! Homme noir permets-moi d’emprunter les mots courroucés du poète noir : « Mûris ton grisou dans le secret de ta nuit corporelle, nul n’osera plus couler des canons et des pièces d’or dans le noir métal de ta colère en crue. »
« Nous nous devons de bien baliser le chemin à notre progéniture. Nous devons préparer nos enfants au monde de demain. Nous devons faire de cette terre un vivier dans lequel ils pourront grandir décemment, vivre aisément, affronter le monde dignement et se taper la poitrine en déclinant, la tête haute, leur identité d’Africains.
« A l’autre, chacun de nous pourra dire :
« Je suis de ceux qu’on a traqués, battus, enchaînés au nom de la liberté
« Je suis de ceux qu’on a abrutis au nom de la civilisation
« Je suis de ceux qu’on a spoliés au nom du développement
« Et au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, on a pris leurs pères, leurs fils et leurs sains esprits
« Je suis de ceux qui n’avaient pas de langue mais poussaient de sots grognements et qui pourtant incarnèrent la civilisation de l’oralité
« Je suis de « ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole » mais savaient tout de même construire des pyramides qui tutoyaient le ciel et défiaient le temps.
« Je suis de ceux qui se dévoraient entre eux comme des bêtes sauvages mais qui savaient déjà préserver si bien la faune et la flore
« Je suis de ceux à qui on inocula le virus de la soumission mais qui, grâce à leurs anticorps enfouis dans les entrailles de leur race résistèrent farouchement.
« Je suis de ceux à qui on inculqua le complexe d’infériorité
« Je suis le singe
« Je suis l’esclave
« Je suis le Nègre
« Et aujourd’hui, c’est dans l’incarnation consubstantielle de ces trois êtres que je me présente devant vous. Humble ? Non je ne puis ! Je suis si imbu de mon passé, l’histoire de mon peuple, celle que vous avez écrite pour moi et qui commença à votre contact, mais aussi celle que me transmirent mes aïeuls par le truchement des griots, celle qui brillait au firmament de la civilisation au moment où la bête blonde croupissait dans les ténèbres des cavernes; celle qui fut si prospère, si grandiose ! »
Une fougue débordante, une passion envahissante, un scepticisme doctrinal. Sémou Mama Diop pourrait aisément se reconnaître dans ce portrait succinct. Mais un œil non exercé ne le verrait pas ainsi. Car, cet homme est d’apparence trompeuse. Il est presque une incongruité. Son allure d’éternel adolescent, son sourire mutin, son regard charmeur, occultent une maturité intellectuelle indéniable, une culture large et sans cesse enrichie… Il y a plus de cinq ans que je n’ai pas vu Sémou. C’est donc tout à fait par hasard que je suis tombé sur Thalès-le-fou. Je l’ai dévoré en quelques heures. Le style interpelle. On ne sort pas indemne de Wakogne. C’est un régal ! Cela ne me surprend pas de l’auteur. Il écrit avec ses tripes. Et je sais qu’il continuera de nous régaler d’une façon ou d’une autre. C’est un orgueilleux. C’est là son pire défaut et une qualité. Sémou, la dernière fois que je t’ai vu, (tu te rappelles ?) j’étais encore étudiante à la Sorbonne, je t’avais dit : « si tu échoues ce sera à cause de ton orgueil, si tu triomphes ce sera aussi grâce à ton orgueil. » J’espère que tu t’es modéré… Lydia Skandaraja
Cher Sémou. J'ai découvert ton livre "Thalès le fou" sur la recommandation d'un ami qui connait mon amour pour l'Afrique noire en général. Je l'ai lu presque d'un seul trait. J'y ai retrouvé nombre de situations qui hélas gangrènent l'Afrique et les Africains (mais que l'on peut retrouver aussi chez nous, notamment concernant "l'intégrité" et le "désintéressement" de nos politiques). Ton style agréable nous fait passer du rire aux larmes. Ta verve est un bonheur. Pour conclure, tout cela me donne envie de me plonger dans ton 1er roman : "le Dépositaire". Je te souhaite une bonne continuation. Gény
I am glad that one of my brother is doing well out there. I just open your website today. I did not get the chance to read your books yet but they seem interesting. Who am I? Hint: your first name.
Oh My God! Vous écrivez comme un dieu. Merci pour la dédicace au salon du livre... A bientôt.
Avant tout, merci pour les deux heures trentes pour lire ce tableau, et quel tableau ! SUPERBE. Une plume des plus novatrices, que les acamdémiciens se reveillent. Une langue pour etre vivante se doit de montrer son génie, le renouveller tels les oiseaux au petit matin par le chant affirmant leur joie d'exister et marquant leur territoire.Nous avons eu(feu)Rachid Mimouni, Tierno MONEMENBO et aujourd'hui Semou Mama Diop, voilà pour la plume. Que les momuments en airain, palais présidentiels, ministeres, instutions internationales et j'en passe sachent qu'un peuple pense par sa culture..... cela arrive, et les cénacles pensants et agissants n'ont qu'à bien se tenir. La sagesse c'est aussi rire de son drame !!!
I love this guy... Continue comme ça
Salut Sémou, je trouve ce deuxieme roman tres original. Derriere la personne du fou, tu denonces pas mal de maux dont souffre la société africaine et le tout dans la plaisanterie, l'ironie. A aucun moment le lecteur ne trouve le moment de s'ennuyer, bien au contraire. De plus Kourouma a disparu en fin 2006, moment où ton premier roman est apparu. Tu as été à son ecole, tu as été et tu es l'un de ses fidèles lecteurs. Je te souhaite de faire tres long feu, de continuer sur tes pas et surtout de croire en toi.Tu as d'énormes potentiels. Nous espérons surtout que tu continueras à nous faire plaisir à travers tes romans, que tu continueras à être la voix des sans voix.
Plus d'informations sur les options de formatage
personnellement je préfère
personnellement je préfère les lettres aux chiffres,il m'arrive même d'écrire de temps en temps.L'Afrique,son peuple, ses dirigeants me passionnent par leurs avenir et leurs devenir.La découverte de vos livres est pour moi une véritables apothéose.Savoir qu'une personne dénonce la situation des pauvres africains victimes et naïfs, et s'irrige contre ces vautours qui nous servent de dirigeant me donne un sentiment et une sensation de réconfort, d'assurance.
Alors j'ai hâte de vous lire.
Merci!
Nous venons de recevoir un exemplaire de votre roman.
L'Alliance Franco-sénégalaise est une association kaolackoise à but non lucratif qui s'efforce de renouveler son offre littéraire aussi souvent qu'elle le peut. Ce n'est jamais aussi souvent qu'on le souhaiterait...Aussi, ce don nous va droit au coeur. Toute l'équipe se joint à moi pour vous remercier mille fois...
Si toutefois vous passez par Kaolack, venez nous rendre visite!
Aurélie Bes
Directrice
AFK
"Le dépositaire" assurément un grand roman
J'ai remarqué qu'on fait peu de cas du premier roman du brillant écrivain qu'est Sémou Mama Diop, Le dépositaire. Il me semble qu'il s'agit d'un texte, certes difficile à lire, mais très élaboré, qui mérite qu'on s'y intéresse davantage. Je vous livre ci-dessous un petit extrait:
« L’heure de la résurrection a sonné. Alors homme noir, lève-toi et marche ! Homme noir permets-moi d’emprunter les mots courroucés du poète noir : « Mûris ton grisou dans le secret de ta nuit corporelle, nul n’osera plus couler des canons et des pièces d’or dans le noir métal de ta colère en crue. »
« Nous nous devons de bien baliser le chemin à notre progéniture. Nous devons préparer nos enfants au monde de demain. Nous devons faire de cette terre un vivier dans lequel ils pourront grandir décemment, vivre aisément, affronter le monde dignement et se taper la poitrine en déclinant, la tête haute, leur identité d’Africains.
« A l’autre, chacun de nous pourra dire :
« Je suis de ceux qu’on a traqués, battus, enchaînés au nom de la liberté
« Je suis de ceux qu’on a abrutis au nom de la civilisation
« Je suis de ceux qu’on a spoliés au nom du développement
« Et au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, on a pris leurs pères, leurs fils et leurs sains esprits
« Je suis de ceux qui n’avaient pas de langue mais poussaient de sots grognements et qui pourtant incarnèrent la civilisation de l’oralité
« Je suis de « ceux qui n’ont inventé ni la poudre ni la boussole » mais savaient tout de même construire des pyramides qui tutoyaient le ciel et défiaient le temps.
« Je suis de ceux qui se dévoraient entre eux comme des bêtes sauvages mais qui savaient déjà préserver si bien la faune et la flore
« Je suis de ceux à qui on inocula le virus de la soumission mais qui, grâce à leurs anticorps enfouis dans les entrailles de leur race résistèrent farouchement.
« Je suis de ceux à qui on inculqua le complexe d’infériorité
« Je suis le singe
« Je suis l’esclave
« Je suis le Nègre
« Et aujourd’hui, c’est dans l’incarnation consubstantielle de ces trois êtres que je me présente devant vous. Humble ? Non je ne puis ! Je suis si imbu de mon passé, l’histoire de mon peuple, celle que vous avez écrite pour moi et qui commença à votre contact, mais aussi celle que me transmirent mes aïeuls par le truchement des griots, celle qui brillait au firmament de la civilisation au moment où la bête blonde croupissait dans les ténèbres des cavernes; celle qui fut si prospère, si grandiose ! »
L'auteur de Thalès-le-fou
Une fougue débordante, une passion envahissante, un scepticisme doctrinal. Sémou Mama Diop pourrait aisément se reconnaître dans ce portrait succinct. Mais un œil non exercé ne le verrait pas ainsi. Car, cet homme est d’apparence trompeuse. Il est presque une incongruité. Son allure d’éternel adolescent, son sourire mutin, son regard charmeur, occultent une maturité intellectuelle indéniable, une culture large et sans cesse enrichie…
Il y a plus de cinq ans que je n’ai pas vu Sémou. C’est donc tout à fait par hasard que je suis tombé sur Thalès-le-fou. Je l’ai dévoré en quelques heures. Le style interpelle. On ne sort pas indemne de Wakogne. C’est un régal ! Cela ne me surprend pas de l’auteur. Il écrit avec ses tripes. Et je sais qu’il continuera de nous régaler d’une façon ou d’une autre. C’est un orgueilleux. C’est là son pire défaut et une qualité.
Sémou, la dernière fois que je t’ai vu, (tu te rappelles ?) j’étais encore étudiante à la Sorbonne, je t’avais dit : « si tu échoues ce sera à cause de ton orgueil, si tu triomphes ce sera aussi grâce à ton orgueil. »
J’espère que tu t’es modéré…
Lydia Skandaraja
Cher Sémou.J'ai découvert
Cher Sémou.
J'ai découvert ton livre "Thalès le fou" sur la recommandation d'un ami qui connait mon amour pour l'Afrique noire en général. Je l'ai lu presque d'un seul trait. J'y ai retrouvé nombre de situations qui hélas gangrènent l'Afrique et les Africains (mais que l'on peut retrouver aussi chez nous, notamment concernant "l'intégrité" et le "désintéressement" de nos politiques). Ton style agréable nous fait passer du rire aux larmes. Ta verve est un bonheur.
Pour conclure, tout cela me donne envie de me plonger dans ton 1er roman : "le Dépositaire".
Je te souhaite une bonne continuation.
Gény
Interessant
I am glad that one of my brother is doing well out there. I just open your website today. I did not get the chance to read your books yet but they seem interesting.
Who am I? Hint: your first name.
Oh My God! Vous écrivez
Oh My God! Vous écrivez comme un dieu. Merci pour la dédicace au salon du livre... A bientôt.
Vivement que tous les africains soient fous !
Avant tout, merci pour les deux heures trentes pour lire ce tableau, et quel tableau ! SUPERBE. Une plume des plus novatrices, que les acamdémiciens se reveillent. Une langue pour etre vivante se doit de montrer son génie, le renouveller tels les oiseaux au petit matin par le chant affirmant leur joie d'exister et marquant leur territoire.Nous avons eu(feu)Rachid Mimouni, Tierno MONEMENBO et aujourd'hui Semou Mama Diop, voilà pour la plume.
Que les momuments en airain, palais présidentiels, ministeres, instutions internationales et j'en passe sachent qu'un peuple pense par sa culture..... cela arrive, et les cénacles pensants et agissants n'ont qu'à bien se tenir. La sagesse c'est aussi rire de son drame !!!
You' re the best
I love this guy... Continue comme ça
Salut Sémou, je trouve ce
Salut Sémou, je trouve ce deuxieme roman tres original. Derriere la personne du fou, tu denonces pas mal de maux dont souffre la société africaine et le tout dans la plaisanterie, l'ironie. A aucun moment le lecteur ne trouve le moment de s'ennuyer, bien au contraire.
De plus Kourouma a disparu en fin 2006, moment où ton premier roman est apparu. Tu as été à son ecole, tu as été et tu es l'un de ses fidèles lecteurs. Je te souhaite de faire tres long feu, de continuer sur tes pas et surtout de croire en toi.Tu as d'énormes potentiels. Nous espérons surtout que tu continueras à nous faire plaisir à travers tes romans, que tu continueras à être la voix des sans voix.
Poster un nouveau commentaire